Coup de projecteur : archives

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Yannick Do, Bachelor et Master en systèmes de communication (2009)

alumni juin-jullet 2015

Yannick Do travaille comme consultant pour un cabinet de conseil en technologie

Mon intérêt pour le web et les réseaux informatiques m’a poussé à étudier les systèmes de communication. Depuis 2011, je travaille comme consultant pour l’un des plus grands cabinets de conseil en technologie. Je suis spécialisé dans tout ce qui est lié à l’architecture technique et la mise en place des infrastructures et processus IT; même si mon rôle évolue à chaque nouveau projet. C’est l’avantage du consulting: il n’y a pas forcement de journée type, chaque jour est différent et offre de nouveaux challenges et opportunités.

A la fin de mes études à l’EPFL en 2009, je suis d’abord parti en stage 6 mois à l’ambassade de Suisse au Japon pour travailler au bureau des Sciences et Technologies. Là-bas, j’ai été responsable de l’organisation de plusieurs événements liés à l’innovation, ainsi qu’à la promotion de start-ups et PME suisses envers les différents partenaires japonais. En plus de découvrir une nouvelle culture, j’ai beaucoup appris dans le domaine de la collaboration internationale et l’intelligence scientifique. En revenant en Suisse, je suis retourné à l’EPFL pour effectuer mon service civil au laboratoire de topométrie, comme software developer, avant d’intégrer mon poste actuel.

Ce ne sont pas forcément les connaissances techniques pointues que j’ai apprises à l’EPFL que j’utilise au quotidien. Mais par contre, après des études aussi intenses que celles proposées au poly, j’ai appris « à apprendre » de manière efficace, et je peux me confronter quotidiennement sans crainte à de nouveaux challenges. Pour mon emploi actuel, l’attrait du voyage, de projets d’envergure et les possibilités de développement professionnel m’ont attirés. En tant que junior, j’ai tout de suite été confronté à des responsabilités importantes et eu la chance de pouvoir me développer très rapidement.

Edwina Klay, Bachelor et Master en génie des matériaux (2006), doctorat en matériaux (2010)

alumni mai 2015Edwina Klay travaille dans une grande entreprise horlogère, comme responsable du laboratoire de métallurgie

Je ne me sentais pas encore prête à partir dans le monde du travail, et je me suis renseignée pour faire un deuxième master, en technologie et entrepreneuriat. Je ne voulais pas forcément me lancer dans une thèse, mais un sujet en partenariat avec l’industrie m’a été proposé. J’ai trouvé que c’était un bon compromis et j’ai signé. Cela m’a donné l’occasion de maîtriser un sujet, et je pense que ça restera ma seule occasion. Dans le monde du travail, on ne fait que survoler les sujets, tout va très vite: avant même qu’un produit soit sur le marché, on réfléchit déjà au suivant. C’est une période dont je garde un très bon souvenir, pendant laquelle j’ai pu profiter encore un peu de ma vie estudiantine, malgré les horaires parfois difficiles.

Après quelques mois de recherche, j’ai trouvé une place dans l’industrie horlogère, dans le laboratoire de métallurgie, pile mon profil. Nous sommes beaucoup d’ingénieurs en matériaux à travailler dans ce milieu, par exemple pour faire de la recherche et développement.

Après 2 ans comme collaboratrice, je suis aujourd’hui responsable du laboratoire de métallurgie. Nous nous occupons des homologations et du support à la production. Cela consiste à faire des expertises lors de problèmes rencontrés en production. Notamment lorsque les pièces cassent lors du montage de mouvements: le problème vient-il du matériau ? Du traitement thermique auquel il a été soumis ? Ou d’une erreur de paramétrage au montage ? Il faut ensuite proposer une solution. Je suis aussi en charge du développement du laboratoire, de la mise en place de méthodes de travail pour assurer la qualité des produits au sein de l’entreprise. Je participe également au développement d’alliages, ce qui me permet de rester en contact avec la recherche.

Dans les branches de l’EPFL, je m’étais renseignée au sujet de la chimie, la microtechnique et les matériaux. Ce qui m’a attirée dans les matériaux, c’est la pluridisciplinarité du domaine et le fait que ce soit des petites classes (en comparaison avec les autres sections). Je n’ai jamais regretté mon choix!

Sophie Nallet, Bachelor et Master en génie chimique et biotechnologie (2006), puis thèse de doctorat en Sciences de la vie (2010)

alumni avril 2015Sophie Nallet travaille pour une entreprise active dans la recherche de vaccins et thérapies contre les maladies du système nerveux central, dans le département d’analyses biophysiques.

… pour faire avancer la recherche. Même si ce n’est pas facile tous les jours et que les processus sont très longs pour faire développer un vaccin ou un médicament et le mettre sur le marché, chaque étape, chaque petit pas, chaque fois que quelque chose fonctionne au labo apporte des satisfactions !

J’ai découvert la biotechnologie pendant mon Master en chimie, et ça m’a tout de suite beaucoup plu. J’ai donc continué par un doctorat dans ce domaine, avant de chercher un emploi, toujours dans en biotechnologie. Aujourd’hui, je travaille pour une entreprise active dans la recherche des vaccins et des thérapies contre les maladies du système nerveux central, comme la maladie d’Alzheimer. Pour vous donner une idée de la portée de telles maladies, on estime qu’en 2050, le nombre de personnes touchées aura triplé, pour atteindre 135 millions de malades dans le monde.

Je travaille dans le département d’analyses biophysiques, où je m’occupe de développer des méthodes d’analyses, pour identifier et quantifier les composés qui se trouvent dans nos produits – des vaccins, des anticorps et des petites molécules, tous susceptibles de prévenir ou de traiter ces maladies du système nerveux -. Une fois ces méthodes développées, elles permettent de mesurer et d’analyser les produits, de s’assurer qu’ils sont conformes aux spécifications. Il s’agit parfois de travailler sur des produits à un stade avancé, avant qu’ils ne partent pour être testés en phase clinique, et parfois sur des produits qui sont encore au stade de la recherche.

Je passe une partie de mon temps au labo, mais je fais aussi beaucoup d’autres choses: travailler sur la documentation qui sera envoyée aux autorités pour l’aspect réglementaire, participer à des groupes de travail, superviser un technicien, collaborer avec des partenaires externes, etc. Mes journées sont très variées!

Christian Bazungula, CMS puis Bachelor et Master en génie électrique et électronique (2009)

Alumni of the monthChristian Bazungula travaille comme ingénieur software chez Mikron SA, une entreprise  qui développe des solutions d’assemblage automatique et de test.

…développer des applications toujours différentes les unes des autres! Chez Mikron SA, je m’occupe de la partie automation des projets de construction des machines. Je programme les automates programmables industriels, ce qui doit ensuite permettre d’intégrer à la machine plusieurs systèmes périphériques, comme des lasers, des capteurs ou des systèmes de vision industrielle. Les projets sur lesquels je travaille sont principalement liés à l’industrie pharmaceutique et automobile.

L’un de mes amis de Master travaille dans les énergies propres, en l’occurrence l’éolienne, un autre fait du développement des systèmes embarqués pour les moteurs Diesel. Je m’étais décidé à étudier le génie électrique et électronique lors d’une séance d’information présentée par le directeur de la section d’électricité. J’y avais découvert avec intérêt les nombreuses applications de ce domaine, et cela m’avais permis de me projeter dans l’avenir.

Le travail en équipe est une composante essentielle de mon travail, compte tenu des exigences du client qui, souvent, nécessitent la mise au point des processus complexes. Cela me permet de collaborer avec différents corps de métier, tels que les mécaniciens, les spécialistes en vision industrielle ou les techniciens en électricité. C’est assez enrichissant! Je regrette simplement parfois le côté trop «industriel» de mon activité: à cause des contraintes liées au coût, nous ne pouvons pas nous permettre de faire autant d’essais ou d’expérimentations comme c’est le cas dans la recherche.

Houssem Ben Salem, Master en microtechnique (2012)

©HBS

Houssem Ben Salem est ingénieur en optique appliquée en recherche et développement chez TESA, en Suisse.

Les laboratoires de recherche proposent des projets super intéressants, liés au monde du travail, qui donnent la chance aux étudiants de faire leurs preuves. J’ai travaillé sur un sujet d’entreprise pour mon travail de master, la mission s’est bien passée et j’ai été engagé.

Depuis, je travaille chez TESA, une entreprise qui produit et commercialise des instruments de mesure de précision, du micromètre aux machines de mesure 3D. Je m’occupe du dimensionnement des capteurs en base de lumière, afin de pouvoir les intégrer dans l’instrument/machine de mesure. Le capteur en est le cœur et c’est très important de bien le développer et le maîtriser.

J’ai toujours été passionné par la technologie et la lumière m’intéressait particulièrement. Pour mon Master en Microtechnique, je me suis donc spécialisé en optique appliquée. En combinant la miniaturisation avec la lumière, de nombreuses possibilités s’ouvrent : annuler la lumière par endroit, jouer avec les caméras, sortir un capteur qui mesure sans toucher la pièce. Les instruments hautement technologiques, qui peuvent faire beaucoup de choses et sont utiles en toute situation? Tout cela est possible dans notre monde microtechnique appliqué à la mesure!

Chacune de mes journées contient une partie dédiée au développement. Et fini les équations mathématiques abstraites! La lumière obéit à des équations bien précises qu’il faut combiner pour trouver des solutions en fonction de l’instrument (laser, caméra…). Pour affiner les problèmes, je collabore avec mes collègues de l’équipe mécanique et ceux de l’équipe électronique. Une fois l’avancée théorique entamée, il faut aller la tester au laboratoire. Cela prend du temps, car mettre en place un dispositif pratique qui s’approche de la théorie est un exercice très challenging.

Dans l’esprit des dirigeants, les études à l’EPFL sont vues comme très pointues, et je ne connais aucun diplômé chômeur de ma génération. L’une des choses que j’ai apprise à l’EPFL et que j’utilise tous les jours, c’est la façon dont j’appréhende les problèmes. Etre à l’écoute, bien analyser, ne pas s’aventurer trop vite, rester méthodique et pointilleux. Ce fort esprit analytique et ce regard d’ensemble font la différence. D’ailleurs, je m’oriente maintenant vers la gestion de projets pour utiliser cet esprit analytique et bien gérer un développement de produit de A à Z.  »

Gwenael Robic, Bachelor et Master en génie électrique et électronique (2009)

Gwenael Robic travaille comme « field engineer » chez Bombardier Transportation.

moi, j’ai toujours eu envie de découvrir et comprendre ces technologies. Lors d’une journée portes ouvertes à l’EPFL, j’avais été impressionné par tous les moyens mis à disposition, les laboratoires, la taille des projets, la diversité sur le campus. Ma décision était prise: je serais étudiant à l’EPFL en électricité.

Pour mon travail de Master, j’avais trouvé un projet dans un institut de recherche allemand qui correspondait bien à ce que je cherchais: combiner le domaine des énergies renouvelables et l’apprentissage d’une troisième langue. J’y ai développé la commande électronique pour le pilotage d’une structure portante permettant d’orienter des panneaux solaires en suivant la trajectoire du soleil, et ainsi augmenter la productivité (en termes plus techniques, un nouveau type d’onduleur-driver pour un système innovant de tracker-solaire).

A la fin de mes études, je me suis créé un compte sur Linkedin et j’ai été rapidement contacté par des entreprises. L’Allemagne offre de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de l’énergie et de l’industrie. J’ai décroché mon premier contrat à Berlin, où j’ai pu prendre très rapidement des initiatives et responsabilités, malgré mon allemand laborieux ! Nous avons développé un laboratoire de tests, pour tester un système de stockage d’énergie produite par une centrale solaire résidentielle. Nous pouvions simuler en puissance réelle la production et la consommation de quatre maisons! Malheureusement, ces dernières années, le domaine de l’énergie solaire s’est affaibli. Je me suis donc orienté vers un autre secteur qui m’attirait beaucoup, celui du ferroviaire.

Aujourd’hui, je travaille comme «field engineer» chez Bombardier Transportation. Nous construisons les futurs trains qui vont renouveler la flotte des Inter-Regios et Inter-Citys Suisse. Mes tâches sont nombreuses: je m’occupe des tests des softwares de systèmes embarqués – climatisation, convertisseur, control de portes, freins – développés par nos fournisseurs ; de l’implémentation de méthode de tests et de la mise en service des systèmes lorsque les véhicules sortent de la production. Je participerai aussi la mise en service de trains complets sur le réseau suisse ferroviaire et le service après-vente.

Une aventure industrielle comme celle à laquelle je participe aujourd’hui me remplit de fierté, vu l’importance du projet. J’aime l’action du terrain, la résolution technique des problèmes, la collaboration avec des ingénieurs expérimentés et techniciens de tous horizons. C’est un challenge au quotidien qui alimente une grande motivation personnelle, l’envie d’élargir et de partager mes connaissances.

Grégory Widmer, Bachelor et Master en génie chimique et biotechnologique (2013)

Grégory Widmer est ingénieur chimiste dans une multinationale produisant des résines de haute technologie, principalement active dans l’industrie aéronautique et automobile. Il est également fondateur de l’entreprise en ligne «PianoFacile» (www.pianofacile.com).

Mon travail consiste à simuler, soit par ordinateur, soit par expérience en laboratoire, le comportement thermique des produits conçus dans nos usines de production (notamment des résines qui serviront à l’assemblage des ailes d’appareils Airbus et Boeing). En connaissant le risque du procédé de fabrication, nous pouvons mettre en place des mesures de sécurité – meilleur contrôle de la température, mesures d’urgence en cas de pannes – pour diminuer les risques d’accidents, ou alors concevoir un nouveau procédé plus sûr.

Si je devais donner un conseil à un jeune qui souhaiterait entamer des études de chimie, ce serait certainement de faire rapidement des stages d’observation, pour bien comprendre les différents métiers qui gravitent autour de ce domaine et prendre le temps de réfléchir à ce qui l’intéresse (opérateurs, laborantins, chimiste dans la recherche académique, chimiste dans le privé, ingénieur chimiste, etc…). Trouver son premier job peut prendre du temps, et avoir pu acquérir de l’expérience professionnelle lors d’un stage est sérieux un atout!

Pendant mes études à l’EPFL, j’ai créé un site internet qui est aujourd’hui numéro un dans son domaine. En effet, je suis passionné de piano et j’ai appris à en jouer en autodidacte pendant le gymnase. J’ai décidé d’expliquer ma méthode d’apprentissage sur un site internet, très amateur au début mais que j’ai amélioré et monétisé en 2010. Même si je ne pouvais pas en vivre, j’avais quand même un revenu très confortable pour un étudiant!

Lorsqu’on est passionné par quelque chose, on trouve toujours le temps de s’y consacrer. Lors du lancement du site, la charge de travail était assez considérable, sans compter que j’ai dû apprendre le HTML, le CSS et le Javascript, trois langages informatiques quasi-essentiels pour le codage d’une page Internet. Mais en travaillant correctement et en planifiant bien son travail, on peut créer beaucoup d’espace pour ses activités extra-scolaires.

Cleo Moulin, Bachelor et Master en Microtechnique, optique appliquée, mineur en technologies biomédicales (2012)

Cleo Moulin

 Cléo Moulin est consultante en support technique et formations pour Medtronic Diabète.

Un jour, je suis en Emmental pour apprendre à un enfant comment utiliser une pompe à insuline, et le lendemain, je suis à l’hôpital de Genève pour analyser des capteurs de glycémie. En tant que consultante en support technique et formations pour Medtronic Diabète, j’apprends à des personnes diabétiques à utiliser notre technologie (des pompes à insuline, des capteurs de glycémie et un logiciel d’analyse de données). J’aide et j’accompagne ces personnes et parfois le personnel soignant à régler des problèmes potentiels. C’est un poste très varié, mais qui implique aussi un horaire soutenu et irrégulier ainsi que des déplacements tous les jours.

Grâce à ma formation d’ingénieure EPF, j’ai la capacité d’apprendre et d’être très vite à l’aise avec des systèmes technologiques: compréhension du fonctionnement des dispositifs, résolution des problèmes, interprétation des courbes de glycémie sur notre logiciel. Plutôt que des formules apprises dans des livres, c’est surtout la méthodologie et la rigueur acquises durant les études que j’utilise au quotidien. Ces atouts m’ont permis de m’adapter très vite aux besoins de mon poste, au rythme de travail, à la langue (majoritairement suisse-allemand).

J’ai toujours voulu avoir un travail profondément utile et rendre service. J’avais donc deux domaines en tête: la santé ou l’énergie. Comme j’apprécie énormément le contact humain, je me suis tournée vers le médical. J’ai orienté mon Master dans ce domaine, en choisissant un mineur en technologies biomédicales. En plus des cours spécifiques, j’ai aussi effectué plusieurs projets dans le laboratoire de mesure et analyse du mouvement de l’EPFL, qui se rapprochent beaucoup des tâches de mon métier actuel.

J’ai étudié la microtechnique car c’est un domaine multidisciplinaire, qui m’a permis d’étudier des branches diverses et de garder une vue d’ensemble dans les projets. En effet, j’ai toujours eu des intérêts très (trop?) variés, et je ne parvenais pas à me résoudre à choisir un seul domaine! Durant les études, je conseillerais vivement de, si possible, se faire une première expérience professionnelle (stage, job d’étudiant), de développer des connaissances non-académiques (langues, gestion de personnes,..), de se créer un réseau et de se renseigner et comprendre quels sont les postes réels sur le marché! En effet, à la fin de mon cursus, il m’a fallu beaucoup de persévérance pour trouver l’emploi que je voulais. Je me suis retrouvée face à un marché du travail relativement saturé qui me reprochait un manque d’expérience non-académique, une situation à laquelle les jeunes diplômés ne sont pas préparés.

Deborah Heintze, Master en Sciences de la vie